Le Gui - Viscum album

Le gui, bien que partiellement exploité en gemmothérapie, révèle en phytothérapie un champ d’action thérapeutique beaucoup plus large et désormais bien documenté.

Système nerveux et sphère glandulaire

Reconnu pour ses propriétés antispasmodiques, le macérat de gui est utilisé dans les terrains convulsifs et certains tableaux épileptiformes, où il contribue à apaiser l’hyperexcitabilité neuromusculaire.

Appareil uro-génital

Sur le plan rénal, il est traditionnellement conseillé dans les inflammations du rein, notamment lors de néphrites.
Dans la sphère génitale, il est mentionné pour soulager les douleurs névralgiques et accompagner les déséquilibres liés à la ménopause (migraines, saignements excessifs) ainsi que certains troubles de l’andropause.

Appareil ostéo-articulaire

Le gui est également utilisé pour améliorer la mobilité articulaire et apaiser différentes douleurs rhumatismales : sciatalgies, arthrose, rhumatismes péri-articulaires, goutte et périarthrite de l’épaule.

Sphère ORL

Certains auteurs, dont le Dr Pitera, rapportent son intérêt dans les troubles auditifs tels que les acouphènes, la baisse d’audition ou encore la surdité d’origine otosclérotique.

Appareil respiratoire

Son action s’étend aussi aux affections respiratoires chroniques, notamment l’emphysème et certaines formes d’asthme d’origine cardiaque.

Système cardiovasculaire et métabolique

C’est toutefois sur le terrain circulatoire que le gui se distingue particulièrement : il participe à la protection des artères en limitant les phénomènes de sclérose, favorise la détente des capillaires, ce qui explique son effet hypotenseur, et soutient la fonction du muscle cardiaque. Il est également utilisé pour réduire les excès lipidiques sanguins, notamment l’hypercholestérolémie et les désordres lipidiques, tout en accompagnant certaines atteintes vasculaires liées au diabète ou aux surcharges cardio-pulmonaires chroniques.