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juillet 22nd, 2010
En pratique à Angers (France) depuis mai 2010, Alexis Chatenay a développé une approche singulière du métier de praticien de la santé, en s’intéressant plus spécifiquement aux besoins des sportifs. Il faut dire qu’il connaît parfaitement bien le milieu du sport pour avoir pratiquer lui-même à bon niveau. Retour sur son parcours qui concilie passion et attention…
Du sport à la naturopathie
Alexis est un sportif dans l’âme. Depuis l’âge de 14 ans, il a été athlète et initiateur de tennis. Cette passion l’a conduit à privilégier le sport et à passer son BE (Brevet d’État) d’athlétisme à l’âge de 18 ans. Petite fierté : il a eu le privilège d’entrainer deux athlètes participant aux championnats du monde vétéran ! Pourtant, quelques années plus tard, il décide de se rapprocher du soin à la personne, ayant l’opportunité d’intégrer le milieu hospitalier. Alors qu’il travaille de nuit dans un hôpital, entre unité de soins palliatifs et maison de retraite, il envisage de devenir infirmier, mais il se ravise et décide de réfléchir comment concilier sa passion du sport à son envie d’accompagner les autres. Au hasard de recherches, il découvre l’approche naturopathique en laquelle il se reconnaît totalement et comprend l’intérêt de la démarche pour les sportifs, souvent en quête de conseils : comment bien récupérer, quels aliments privilégier avant une compétition, comment gérer le risque de blessures… Il faut dire qu’Alexis a toujours été attentif à son hygiène de vie. Avec un père viticulteur bio, il a très tôt été sensibilisé à une approche plus exigeante au niveau de la qualité de l’alimentation et lui-même a fait le choix du végétarisme.
Un projet très personnel
Pour Alexis, devenir naturopathe et mettre ses compétences aux services notamment des sportifs s’impose telle une évidence dont il n’entend pas se laisser dévier. Pour sa formation, il reste dubitatif devant l’offre française, hétérogène dans les contenus et les formes, et préfère opter pour une école lointaine qui lui permettra de poursuivre son projet en solitaire, selon ses propres envies, sans influence d’aucune sorte. Si les cours et le fait de se placer dans une logique d’étude ont été très structurants, Alexis reconnaît avoir beaucoup travaillé par lui-même, en multipliant les lectures, mais aussi les confrontations d’approches, notamment avec sa compagne, interne en médecine. Une fois son diplôme de Praticien de la santé en poche – et tout en poursuivant sa spécialisation en naturopathie, il a décidé de se confronter à la réalité de l’exercice.
Un logo qui lui ressemble…
Alexis a le souci du détail comme en témoigne le soin apporté à son logo qu’il a souhaité élaborer lui-même, comme tant d’autres choses…
« Je souhaitais par mon logo exprimer une certaine dynamique, une clarté et une esthétique épurée. Je suis parti pour tout dire d’un perchiste à l’impulsion… Nous en sommes bien loin à présent, mais nous retrouvons la dynamique et l’élévation… Il a fallu 4 mois pour le finaliser ! Entre les esquisses, les retouches, les couleurs… toujours confrontées aux avis des copains, de la famille et surtout de la sœur de ma compagne, designer, qui a su, à la fin, me reproduire le logo en un format utilisable pour le site et surtout pour la plaque extérieur du cabinet. C’est une plaque en inox brossé avec le logo en couleur et j’en suis très content ! »
L’ouverture du cabinet
Alexis dit avoir eu beaucoup de chance pour trouver son futur cabinet. En effet, deux professionnels, plus orientés « esthétique », offraient un bureau dans un local professionnel situé au centre d’Angers, tout près de la gare. Bien placé, avec un loyer accessible, ce local ne nécessitait qu’un bon coup de peinture et de menus travaux pour être exploitable. C’est donc aujourd’hui dans un espace très lumineux, décoré sobrement de photographies en Noir & Blanc de sportifs célèbres qu’Alexis consulte. Pour débuter, il a choisi d’exercer sous le statut d’auto-entrepreneur, beaucoup moins lourd en termes de démarche et de gestion. Son premier souci a bien sûr été de se faire connaître. Démarche d’autant plus difficile qu’il est installé depuis quelques mois seulement à Angers et qu’il ne peut donc s’appuyer sur des réseaux connus. Compte tenu de la spécificité de son approche, Alexis a choisi, en parallèle de la création d’un site Internet (à visiter absolument ! Voir contact au bas de l’article), d’aller à la rencontre de son public, en se faisant connaître auprès des clubs sportifs, des kinésithérapeutes, des salles de gym et de fitness… et bien sûr des incontournables boutiques bio locales ! Début juillet, il était partenaire du triathlon d’Angers et chaque participant a reçu un coupon offrant une réduction sur une première consultation…
Gageons que le succès sera au rendez-vous cet été et qu’Alexis saura trouver sa place, car entre récupération et reprise des entraînements, les sportifs ne prennent pas de grandes vacances ! Alexis y croit, nous aussi !
Propos recueillis et mis en forme à titre gracieux par Élisabeth de la Fontaine
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Pour en savoir plus…
Alexis Chatenay
Praticien de la santé
49100 Angers (France)
Tél. 06 75 77 01 98
accueil@sante-performance.fr
http://www.sante-performance.fr
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juillet 6th, 2010
Cet article est la suite de la première partie de la synthèse des journées Kousmine 2010, proposée par Christine Chapouly, étudiante au CMDQ et future consultante près de Billom (Puy-de-Dôme – France), avec une intervention de grand intérêt pour prendre conscience de l’environnement dans lequel nous évoluons.
Je ne pourrais relater sur ce sujet que le début de l’exposé, certes très prometteur, mais devant retourner dans mon Auvergne profonde, j’ai malheureusement dû quitter la salle à contre-cœur, mais riche ! Riche d’avoir entendu que des hommes se mobilisent afin d’établir plus de transparence, mais surtout une prise de conscience à tous les niveaux. À tout un chacun de modifier ses habitudes de vie pour un mieux être et permettre à nos enfants de pouvoir vivre dans un monde un peu plus sain…
Retrouver l’esprit d’Hippocrate
Vaste programme que celui du Professeur Belpomme, fondateur de l’ARTAC (Association de recherche thérapeutique anti-cancéreuse – association complètement indépendante) première association de lutte contre le cancer à cibler ses efforts sur l’étude des causes environnementales des cancers ! Ses recherches sont reconnues au niveau international et permettent d’orienter la prévention anti-cancéreuse vers la lutte contre la pollution. Aujourd’hui en complément des recherches sur la genèse des cancers, une grande part des travaux est consacrée à la mise au point de nouveaux traitements.
Président de l’ARTAC, le Professeur Dominique Belpomme est cancérologue à l’Hôpital européen Georges Pompidou. Son exposé a commencé par l’évocation d’un grand personnage de la médecine… Hippocrate ! Né à une époque, rappelons-le, où la médecine était détenue par les Grands Prêtres, ce grand Homme, pourtant abandonné de tous à la veille de sa mort, a permis à tout un chacun, pauvre, moins pauvre et riche d’accéder aux soins avec pour seule différence, le paiement de la visite selon le revenu du malade. Il basait son diagnostic sur une médecine d’observation et s’interdisait toute révélation. Il mit en place le secret médical, il désacralisa la médecine en en faisant une médecine laïque, loin de tout charlatanisme et des Grands Prêtres, le respect de la nature était son maître mot : pas de médecine sans que la cause soit dans la nature, pas de bonne Santé sans une bonne alimentation et pas de bonne alimentation sans une bonne culture. En résumé : observation, médecine laïque, respect de la Nature, moralité afin que le malade reste prioritaire, grands principes que l’ARTAC souhaite réintégrer. C’est dans cet esprit qu’il a été créé, au sein de cette association, un service de consultation en médecine environnementale afin de mettre en évidence ce que les malades ressentent. Il y a deux grandes visions de l’alimentation, selon le Professeur Belpomme, différentes, mais complémentaires : il y a les modalités de notre alimentation : comment mangeons nous, les déséquilibres, les aliments toxiques, les carences, les allergies, les contaminants et additifs alimentaires et les régimes pour soigner les maladies.
Un environnement de plus en plus toxique
C’est en s’appuyant sur un article de l’Express où de nombreux régimes étaient cités comme efficaces, qu’il nous a démontré qu’aucun n’avait une réelle efficacité dans la mesure où ils ne prenaient pas en compte les aliments toxiques, les carences vitaminiques notamment en vitamine C, vitamine D et étaient plutôt générateurs de nombreux déséquilibres. Aujourd’hui à quoi pourrions nous attribuer les 20 % des allergies et autres intolérances alimentaires que ce soit à la Caséine ou au Gluten, qui apparaissent fréquemment, serait ce une modification de l’organisme ? Pasteur a réalisé l’étude des germes vers la maladie, Claude Bernard lui de la maladie vers la cause environnementale. Posons-nous, sur ce constat, les bonnes questions. Mais concernant ces fameux régimes, n’oublions pas que les seules vitamines à prescrire, sont les vitamines naturelles. Ces vitamines sont enrobées de plus d’une centaine de molécules qui vont les rendre beaucoup plus actives, car beaucoup plus assimilables par l’organisme et donc avec une réelle efficacité contrairement aux vitamines de synthèse. « Ne vous appuyez jamais sur des études qui ne sont pas issues d’études publiées dans des revues à Comité de Lecture ». Que dire des contaminants et additifs dont les doses ingérées sont particulièrement faibles pris au cas par cas. Mais l’accumulation de toutes ces doses en font des produits toxiques, et pire encore, car il s’agit d’une toxicité chronique, les doses réglementaires n’étant pas dépassées, mais elles provoquent une toxicité par accumulation : obésité (12 % des enfants sont concernés), diabète de type II, Alzheimer, autisme, maladies auto-immunes. Cet homme captivant, inquiétant à la fois, car même si nous savons, nous avons tous envie de faire la politique de l’autruche, a démontré que vers les années 1996, la 1re cause de mortalité en valeur absolue, n’était plus les maladies cardiovasculaires, mais les cancers. Il n’a pas été entendu malgré des publications dans des revues à Comité de Lecture. Tous les instituts tels que l’INSEE ou autres instituts scientifiques chargés de calculer, de regrouper des données épidémiologiques ne communiquent pas la vérité, mais surtout en masquent les données. De ce fait, il est impératif afin de rester correctement informé de ne privilégier que les études publiées dans des revues à Comité de Lecture.
En quête des véritables causes
Dans sa quête sur la recherche des causes de l’évolution des cancers (NB : observation de cancer des ovaires à 20 ans, du sein à 35 ans, du poumon chez des non fumeurs !!! Et sans explication plausible), il a démontré que les facteurs de risque soi-disant déclencheurs de cancers, tels que le tabac, l’obésité, la sédentarité, l’alimentation… sont des facteurs aggravants, en présence d’un cancer ou d’une pathologie pouvant dégénérer, mais pas des facteurs déclencheurs hormis le tabagisme, cause éventuelle d’1 cancer sur 4. Si ces facteurs étaient le détonateur des cancers, comment expliquer que depuis 30 ans aux USA, une augmentation de 1 % par an des enfants avant l’âge de 3 ans, soient atteints de leucémie, tumeur au cerveau, lymphomes, selon une étude américaine. Il suffit de 3 à 6 mutations génétiques dans une même cellule, mutations qui, lors de la division, feront dégénérer les cellules filles en cancer. Et si toutefois la division ne peut avoir lieu, car la cellule stressée par cette mutation ne pourra pas se diviser, il y a intervention de promoteurs qui vont obliger la cellule atteinte à le faire. Et lorsque les cellules cancéreuses sont formées, elles n’ont plus besoin de promoteurs pour se diviser.
Il est donc impératif d’intervenir avant les MUTATIONS. Ainsi, l’alcoolisme, le stress, l’obésité, ne peuvent pas créer de mutation, seul l’ENVIRONNEMENT peut les générer.
La pollution de l’environnement est considérable autour de nous, mais également dans notre assiette par les contaminants et additifs, colorants, nitrite qui sont hautement cancérigènes, mutagènes. Le Pr Belpomme a analysé les additifs contenus dans un sandwich de type SNCF, il y a trouvé jusqu’à 12 adjuvants dans 1 seul sandwich. Il en va de même dans les rayons des supermarchés pour les invendus en fin d’échéance. Ceux-ci sont recolorés, une dose de nitrite complémentaire pour allonger la durée de vie, l’emballage et l’étiquetage de la date sont changés pour un retour en rayon. Pas de petits profits !! Et les enfants ? Ils sont condamnés à être malades car n’oublions pas que la Nature a une mémoire. Ce qui le confirme sa récente découverte, sur le fait que les Cancers de la Prostate sont dû aux pesticides. Même le bio est entré dans un système amoral pour ne pas dire immoral.
Les malformations congénitales sont quotidiennes en Europe et sont souvent de nature urogénitale. Bons nombres de garçons naissent avec les bourses descendus, mais vides, et les petites filles avec des seins !!!
La stérilité augmente également et de manière affolante…. Bref, je m’arrête là et j’ai tenu à vous relater la totalité des propos de ce conférencier que j’ai pu recueillir et surtout de démontrer le combat de cet homme qui lutte contre la malveillance et la corruption de toutes les gouvernances en place. Son message est capital et essentiel à notre survie mais surtout à celle de nos enfants ! Car son discours rejoint tout à fait le film documentaire « Nos enfants nous accuseront ! » !!
Pour lire la 1re partie de la synthèse de ces journées Kousmine 2010.
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En savoir plus…
• Le site de l’ARTAC, association qui ne fonctionne que grâce aux dons de bienfaiteurs.
• Quelques ouvrages
Ces maladies créées par l’Homme, Pr Dominique Belpomme, Albin Michel, 2004
Guérir du cancer ou s’en protéger, Pr Dominique Belpomme, Fayard, 2005
Avant qu’il ne soit trop tard, Pr Dominique Belpomme, Fayard, 2007
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juillet 8th, 2010
Découvrir les 5 piliers de la Santé , voici ce que propose Christine Angelard avec un programme sur 3 jours pour explorer la diététique, la libération des paquets de mémoires et de chagrins, la méditation, la marche et la cohérence cardiaque.
Modalités
3 jours de 9h à 17h
petits groupes: max 20 personnes
Lieux et Dates
Montréal
24, 25 et 26 septembre
au manoir d Youville à Chateaugay (Montréal)
Québec
8, 9 et 10 octobre 2010
au Montmatre, avenue St Louis (Québec)
Cantons de l’Est
10, 11 et 12 septembre 2010
au spa eastman, Eastman
Pour en savoir plus…
www.christineangelard.com
• Lire l’entretien avec Christine Angelard sur le blog
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juin 22nd, 2010
Par David Bentata, fondateur et directeur du CMDQ
C’est Marie Borrel auteur de nombreux ouvrages qui nous guide cette fois dans l’univers de la médecine énergétique chinoise et des plantes sous forme d’élixirs.
Le livre n’est pas un simple recueil de tisanes à usage thérapeutique, malgré les très belles illustrations des plantes présentées. Non. Mme Borrel ne s’en est pas contentée, elle nous invite plutôt à utiliser ses mélanges de plantes, qu’elle appelle des élixirs, selon les saisons et c’est là que ça devient intéressant. Pour ceux qui ne le savent pas, la médecine chinoise est basée sur la philosophie du Tao qui vise l’équilibre énergétique des cinq éléments (bois, feu, terre, métal, eau). À chaque élément correspond cinq émotions, cinq couleurs, cinq saveurs, cinq organes, cinq entrailles (organes non vitaux), cinq énergies (vent, chaleur, humidité, sécheresse, froid,) etc… À L’aide de cet élixir, nous pouvons donc agir sur notre énergie saisonnière et bien sûr renforcer l’émotion, la saveur, l’organe correspondant à la saison. L’auteur n’en parle pas, mais la saison est aussi porteuse d’une énergie « céleste ». Le ciel nous influence par six énergies qui viennent se combiner aux cinq énergies terrestres pour former un cycle de soixante ans, appelé « KiaPi ». Ce cycle est d’ailleurs utilisé par certains acupuncteurs puristes pour déterminer l’heure de la journée ou de la nuit à laquelle le traitement doit être fait. Tout ça pour dire que parfois, l’énergie saisonnière ou « hôtesse » est perturbée par une énergie « invitée ». Lorsque l’énergie du froid (élément eau) a pour invité le vent (bois), tout va bien. On dit l’énergie du fils (bois) prend l’énergie de sa mère (eau) ou il y a du vent cet hiver et personne ne s’en étonne. Mais, il arrive que l’énergie invitée (céleste) soit l’humidité (terre) et survient au printemps (bois). On dit alors que la terre méprise le bois, et il s’agit là d’une perturbation des éléments extérieurs. Mais quelles conséquences sur l’humain, me direz-vous ?
Eh bien, tout est là. Lorsque le ciel et la terre entre en conflit, nous en subissons les conséquences puisque nous aussi nous avons des énergies saisonnières qui circulent dans le corps, dans des canaux appelés méridiens et qui réagissent aux perturbations des énergies célestes. À ce moment là, on parle d’énergie perverse qui peut causer toutes sortes de désordres énergétiques sans que nous en soyons vraiment responsables. Le malheur ou la perversité ne vient ni de nous ni des autres, mais du ciel. On ne nous dit pas tout, mais l’auteur nous conseille de prendre un élixir à chaque saison à titre préventif.
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juin 22nd, 2010
Le 12 juin, Christine Chapouly, étudiante en Naturopathie et bientôt installée en tant que Nutritionniste en alimentation vivante puis à orientation Naturopathique dès la fin de ses études aux environs de Billom (Puy-de-Dôme – Auvergne – France), s’est rendue en Côte d’Or (Bourgogne – France) pour assister à l’édition 2010 des rencontres Kousmine. Elle en revient enthousiaste et nous relate les temps forts de cette journée, qui fut l’occasion de connaître et d’écouter des intervenants tous plus passionnants les uns que les autres et sources d’un savoir incontestable. Tous ont eu la chance de travailler avec Catherine Kousmine, personnage formidable, dont ils continuent d’appliquer avec succès les méthodes.
Petit aperçu de ce que nous avons manqué !!!
Qui était Catherine Kousmine ?
Née en Russie en 1904, cette femme médecin aux méthodes peu orthodoxes pour l’époque était dotée d’un « fichu caractère » (je cite), mais d’un bon sens et d’une logique indispensables à la pratique de la médecine, d’un sens de l’observation, de l’analyse, de la déduction et surtout, d’une grande rigueur et d’une détermination sans précédent !
Dans ce monde complètement hermétique à la médecine naturelle et bien souvent considérée comme « Gourou » d’une secte, cette Grande Dame a dû lutter contre les inconditionnels de la médecine traditionnelle pour faire sa place et imposer sa doctrine dont l’efficacité des résultats, obtenus dans diverses pathologies, restera indiscutable. Décédée en 1992, elle continue à vivre au travers de ceux qui poursuivent ses travaux et appliquent ses conseils, c’est-à-dire les membres de l’AKF, l’association Kousmine Française.
C’est aussi notre rôle, en tant que Thérapeutes établis ou en cours d’études, de poursuivre l’œuvre de personnes comme Catherine Kousmine, qui ont cherché à comprendre le malade, ses souffrances, ses dysfonctionnements avant de combattre la maladie, puis d’instaurer des traitements dont le bon sens et la logique sont sans égard. Leurs certitudes et leurs convictions ont permis de démontrer l’intérêt d’une alimentation saine et équilibrée et son pouvoir sur la Santé et sur la Guérison. Et ceci, avec 50 ans d’avance !
De l’importance du terrain
Tous ces scientifiques ont un point commun, une démarche commune : le TERRAIN, le TERRAIN est TOUT. Il est indispensable de nettoyer en douceur, comme le rappelle le Pierre-Olivier Tauxe, phyto-aromathérapeute et médecin généraliste. Pour le Claude Lagarde, Docteur et Fondateur des Laboratoires Nutergia, dont l’exposé traitait des troubles du système immunitaire et de la vaccination, il est impératif de considérer, avant toute vaccination, les capacités du sujet à recevoir des germes atténués afin de limiter les possibilités de développer une SEP, un autisme, ou une maladie auto-immune. Après un profond nettoyage des organes émonctoires par des hydrolats, des massages aux huiles essentielles, le traitement peut être mis en place et pour bien fonctionner, être constitué d’un cocktail d’oligo-éléments, de vitamines B, d’Acides Gras Essentiels, d’anti-oxydants (avec une modération pour ces derniers qui peuvent générer une modification de la réponse immunitaire), d’Acides Aminés Essentiels, de fibres végétales (prébiotiques) et de probiotiques (pour augmenter les lymphocytes intestinaux), tout cela bien sûr associé à une alimentation saine et équilibrée.
Acide-base, la clé de l’équilibre
Mais un élément fondamental et l’un des piliers de la méthode Kousmine : l’équilibre acido-basique. Surveiller l’acidification est impératif afin de limiter les fuites minérales exagérées et générer une déminéralisation comme le rappelle si justement le Dr Claude Lagarde. S’associe à cette dynamique Acido-basique, le Philippe-Gaston Besson, Docteur en médecine d’orientation anthroposophique ainsi que Brigitte Favre, conseillère en Santé et Nutrition. La compréhension du malade passe également et surtout par son hygiène de vie, et la prise du pH urinaire est une mesure imparable sur ses habitudes. Certains font faire les prises de pH 3 fois par jour sur 1 semaine et plus, d’autre 5 fois par jour et sur la 2e urine du matin, la première étant trop acide. Pour faciliter l’hydrolyse inflammatoire nocturne du mésenchyme et permettre au foie de jouer pleinement son rôle de détoxination, et aux reins leur rôle d’élimination, le Dr Besson conseille que le repas du soir soit léger, sans protéine animale (pas de cadavre le soir !!!) et pris le plus tôt possible. En effet, les causes de l’acidose tissulaire sont principalement d’origine alimentaire, liées à une surcharge en protéines animales. Ensuite, rééquilibrage de l’alimentation en suivant l’indice PRAL (Potential Renal Acid load), qui a permis de mettre au point une classification entre les aliments très acidifiants et ceux très alcalinisants. Une correction de l’acidose peut également s’établir à partir de préparation à base de citrate et de carbonate. Les carbonates sont les plus faciles à utiliser pour l’organisme et sont à conseiller aux personnes affaiblies, fatiguées, malades. Les citrates concernant plus spécifiquement les biens portants désirant se rééquilibrer.
Un autre regard sur la sclérose en plaques (SEP)
Tel était le thème de l’intervention du Dr Alain Bondil, ancien médecin généraliste, qui m’a captivée. En 32 ans d’exercice, ce médecin a été confronté à environ 800 cas de SEP. Au fil des traitements, il est apparu que les résultats du traitement à la Cortisone démontraient nettement moins d’efficacité que les résultats des patients sous régime Kousmine. Rappelons que la SEP est une maladie évoluant par poussées avec différentes formes de progression.
La SEP est plurifactorielle : chute sur les fesses, coup du lapin, vaccination, plombage – soit intoxication aux métaux lourds – lignée familiale, vie quotidienne – travail, vie maritale – maladies infectieuses, opération, alimentation…
L’intestin est le moteur de la maladie. Problème d’étanchéité ? Encore une fois, le TERRAIN est la cause. Une fois le régime Kousmine mis en place, celui-ci doit être suivi à 101 %, c’est-à-dire ne jamais être arrêté, y compris les jours fériés, sous risque de rechute. Ce traitement demande beaucoup de rigueur et s’accompagne d’un cocktail de vitamines par voie injectable et par os, afin d’obtenir une synergie et des acides gras essentiels. Les 5 piliers doivent être impérativement respectés, la dimension psychologique étant non négligeable, la thérapie est « multithérapeutes » : ostéopathes, kinésiologues, dentistes… soit une prise en charge globale du patient.
Si cet exposé reposait sur de nombreux exemples, le cas le plus exceptionnel fut celui d’une patiente qui, lorsqu’il l’a vue pour la première fois, avait des lésions au niveau des cervicales, ne se déplaçait que très difficilement avec deux cannes, ne pouvait plus conduire car l’atteinte visuelle ne lui permettait plus d’accéder à ce moyen de locomotion. Après 8 mois de méthode Kousmine, de prise en charge psychologique (car elle présentait de nombreux « blocages »), cette femme a recommencé à se mouvoir avec 1 canne, puis à bouger la tête, puis à voir de mieux en mieux… Et au fil des mois, puis des années, elle a retrouvé pratiquement entièrement ses capacités initiales, antérieures à sa maladie. Son mari a filmé ses progrès à la demande du médecin. Et ce n’était pas son unique cas !
La méthode Kousmine et le cancer
Depuis des années, Brigitte Favre recourt à la méthode Kousmine. Dans son exposé « Cancer, des interventions chirurgicales et de la chimiothérapie, comment mieux les supporter », elle expliqua la manière dont elle intervient. Elle joue beaucoup sur la globalité physique et psychique… avec bon sens, car il faut que le patient accepte de devenir acteur de sa Santé. Des études ont d’ailleurs démontré que l’état psychologique d’un malade intervient à 98 % dans sa guérison (dixit Dr Claude Lagarde) : le mental stimule la production de cellules de défense NK et certaines rémissions, voire disparition complète de cancer (rare), sont dues à ce phénomène. De nombreux blocages tels qu’un mode de vie stressant à cause d’un mauvais mariage, d’un passé lourd à supporter, d’un patron hyper-exigeant, génèrent une accumulation de toxines, dont les effets sont malheureusement désastreux. Pour Catherine Kousmine, les toxines se logent dans la graisse, il faut donc être mince. Au travers de ses nombreuses expériences sur le traitement ou la prise en charge des patients atteints d’un cancer, Brigitte Favre applique des méthodes naturelles, basées sur des bains de bouche, des irrigations coloniques pour des pathologies non intestinales, et sur des pratiques plus douces pour les pathologies intestinales ou pour des patients fragiles sur le plan émotif. Puis, elle instaure un régime de nettoyage doux, au moins 3 jours avant l’intervention (composé de jus de carottes, huile de tournesol, puis fruits mûrs de saison, soupe de pomme de terre / carotte, accompagnée de nombreux épices, d’ail, d’oignon, d’échalote, de gingembre… pour alcaliniser le milieu, sauf pour les personnes atteintes de cancer digestif où seuls les coulis tamisés sont utilisés). Pendant et après l’intervention, est instaurée la prise de la fameuse Crème Budwig pour les petits déjeuners. Certains patients avaient même refusé tout repas de l’hôpital, pour ne consommer que les repas préparés suivant les directives de leur thérapeute. Et, malgré l’amélioration significative de ces personnes, les médecins qui les suivaient n’ont jamais cherché à savoir d’où venait cette reprise si rapide des forces et de l’immunité !! À méditer…
À suivre…
Un grand merci à Christine pour la première partie de ce partage, à suivre très prochainement avec l’intervention du Professeur Belpomme, sur le thème « Alimentation, Environnement et Cancer ».
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Pour aller plus loin
• Le site de l’association Kousmine France et celui de la Fondation Kousmine
• Quelques ouvrages de référence
> Votre Santé se cache au cœur de vos cellules : Découvrez la Nutrition Cellulaire Active, Dr Claude Lagarde, éditions Jouvence, 2008 (18.50 €)
> Acide-Base : une dynamique vitale. Pour une qualité de vie équilibrée, Dr Philippe-Gaston Besson, éditions Jouvence, 2003 (14.50 €)
> Sauvez votre corps ! Prévenir les maladies grâce à une meilleure alimentation, Dr Catherine Kousmine, éditions J’ai Lu, 2003 (8.00 €)
> Soyez bien dans votre assiette jusqu’à 80 ans et plus, Dr Catherine Kousmine, éditions Sand & Tchou, 1994 (19,95 €)
> Kousmine gourmande : 180 recettes pour votre bien être, Suzanne Preney et Brigitte Favre, Préface d’Alain Bondil et Judith Baumann, Jouvence, 2005 (27.55 €)
NB : Le Dr Bondil prépare un livre sur la SEP.
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juin 21st, 2010
À partir de l’exemple de l’été, Gilles Goncalves, Docteur en médecine orientale, diplômé du CMDQ et fondateur de l’Institut Hóa Thiên Ðuong, nous explique le lien entre saison et pathologies et évoque toute la subtilité du diagnostic énergétique. Il nous livre en prime quelques pistes de traitement de problèmes fréquents durant cette saison.
L’été selon le calendrier chinois
En occident l’été débute le 21 juin, date qui marque le solstice d’été, soit le jour le plus long de l’année. En Asie, le début de l’été est déterminée par rapport à un calendrier soli-lunaire, définissant des périodes aux fonctions climatiques et énergétiques observées. Pour les Asiatiques, l’été de cette année a commencé le 5 mai et se terminera le 7 juillet. Puis s’amorcera une période de transition d’environ 30 jours, avant que ne débute l’automne dès le 7 août pour eux.
Évidemment, même si les noms des saisons sont décalés, le temps « climatique » reste le même que chez nous aux mêmes périodes. Ainsi, le 15 août en automne pour le calendrier chinois reste une période chaude, et non pas un temps où tombent les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle ! Les noms des saisons chinoises sont donc calés sur des phénomènes climatiques : le début de l’été (le 5 mai) est l’amorce de la chaleur ; celui de l’automne (le 7 août), l’amorce d’une période où la terre (agricole) commence à se durcir.
Dans le Feu de l’été
Chaque période de l’année détermine des fonctions culminantes. L’été, saison a priori chaude, est associée à « l’élément » Feu. En Médecine Traditionnelle Orientale (MTO), les méridiens rapportés au Feu sont les méridiens du Cœur, de l’Intestin-Grêle, du Maître du Cœur, du Triple Réchauffeur. Pour cette médecine de fonctions, ces méridiens permettent en réalité d’agir sur des systèmes et non pas sur des organes au sens strict :
- le système nerveux central (Cœur/Intestin-Grêle) ;
- le système neuro-végétatif (Maitre du Cœur/Triple Réchauffeur) ;
- le système cardio-vasculaire ;
- la composante thermique ou inflammatoire (si en excès).
Durant cette période chaude, des problèmes ou pathologies liées à ces fonctions vont apparaître, comme les problèmes vasculaires, issus de la dilatation des veines (thermique augmentée) et engendrant, par exemple, des jambes lourdes au retour veineux difficile. Les problèmes cardiaques, comme l’infarctus du myocarde, sont également beaucoup plus fréquents pendant cette période. A contrario, les pathologies engendrées par le froid (constriction vasculaire), comme certains types d’arthroses par exemple, peuvent s’améliorer (revascularisation).
Si le phénomène des jambes lourdes en été peut provenir de la racine Qi (énergie motrice) déficiente s’il y a fatigue (tonifier les 36E), il peut également provenir de Xue (sang-déficient ou stase, tonifier 17V, 10Rte), et de la fonction thermique (Feu provoquant une dilatation vasculaire) ; il faudra alors disperser les points Feu des méridiens concernés. Il peut exister d’autres causes encore et il sera nécessaire de traiter sur tous les plans pour obtenir un résultat. Nous sommes donc loin de Feu « tout court », qui ne signifie rien de concret.
Et le coup de soleil ?
Cet été, protégez-vous pour éviter le fameux « coup de soleil » ! De façon simple, en MTO il est traduit par une inflammation cutanée et sous-cutanée de type brûlure, débutant par un assèchement de la peau produit par les différents rayons solaires et la chaleur. La déshydratation cutanée doit être traitée en stimulant la production des Jin Yé (liquides organiques) par la tonification des points Yuan-Source sur les méridiens Rate/Estomac, soit les 3Rte et les 42E, et l’inflammation par la dispersion des points feu sur les méridiens concernés par la brûlure.
De la subtilité du diagnostic
Le diagnostic énergétique n’a rien d’automatique ! En effet, ce n’est pas parce que l’été est associée au Feu, que cet élément constitue la cause « causale » ultime. On peut plutôt observer que, pendant l’été, les pathologies nées à d’autres moments ou saisons vont nous donner une composante atteignant les systèmes « Feu ». En effet, le terrain de la maladie peut avoir été creusé à n’importe quel moment et pour n’importe quelle raison. Et c’est la mauvaise adaptation énergétique du climat vécu (l’été, en ce moment), qui va révéler des désordres sous-jacents préexistants.
Les atteintes cardiaques, comme l’infarctus du myocarde, résultent de dégradation de la santé du cœur… bien avant l’été ! Parmi les causes, nous retrouverons la racine Jing, déficiente à cause du stress prolongé, ou du phénomène nommé « Tan » par les Chinois, qui désigne un degré de densification des fluides causé par une alimentation trop riche (athérome entre autre). En été, le Feu dans son aspect thermique finit d’exacerber la pompe cardiaque et fige le Tan.
Le diagnostic en Médecine Traditionnelle Orientale s’effectue ainsi sur plusieurs niveaux. Il est donc capital de connaître comment un désordre s’installe et quels sont niveaux impliqués.
Les saisons révèlent une pathologie, en rapport direct ou indirect avec elle.
Passez un bel été !
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Pour aller plus loin
• Le site de l’Institut Hóa Thiên Ðuong
• À découvrir très bientôt, le nouveau cours « Le Yi King, origine de La Médecine Traditionnelle Orientale », proposé conjointement par le CMDQ et Gilles Goncalves, ainsi qu’un service de tutorat en diagnostic et traitements énergétiques, opérationnel dès octobre 2010.
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juin 8th, 2010
Après un Doctorat en médecine (Université de Toulouse – France), Christine Angelard a complété sa formation en homéopathie, médecine traditionnelle chinoise et a exploré tout particulièrement le langage du corps. Pour le CMDQ, elle a partagé ses connaissances dans le cours consacré à la symbolique du corps humain. Elle vient de publier un ouvrage intitulé « La médecine soigne, l’amour guérit », une belle occasion pour faire connaissance avec cette « désespérément optimiste », comme elle aime à se qualifier !
• Christine, vous êtes titulaire d’un Doctorat en médecine français, qu’est-ce qui vous a conduit à vous intéresser à des pratiques induites par des approches différentes (homéopathie, MTC) ?Au départ une simple curiosité et dès les premiers cours, une certitude d’explorer une voie qui me correspondait vraiment : aborder le patient comme un tout, corps physique et émotionnel.
• Et surtout, vous avez beaucoup travaillé sur la dimension symbolique du corps, pourquoi ?
Oui, j’ai écrit un cours sur le sujet (que je veux reprendre et approfondir). C’est un sujet qui m’habite depuis toujours : la dimension sacrée de l’individu, de tout individu ! Il ne s’agit pas de prêcher une quelconque doctrine, mais bien de retrouver, au cœur de l’individu, l’être qui l’habite. La symbolique du corps humain permet de comprendre ce qui se passe réellement au travers de nos bobos ou maladies ; elle nous donne une dimension verticale, synthétique, au contraire de la vision purement analytique et horizontale de l’approche habituelle des pathologies.
• Vous avez pratiqué en France et êtes aujourd’hui installée à Montréal, avez-vous noté une différence de l’approche thérapeutique entre la France et le Québec ? Et si oui, de quelle nature ?
J’avais envie de m’offrir un défi : recommencer quelque chose de neuf ailleurs… surtout lorsque cet ailleurs se révèle ouvert et curieux d’enseignements en médecines complémentaires !
Je n’ai pas cherché dès le début à comparer. Depuis 1999, je venais au Québec régulièrement 2 fois par an. Depuis 2006, je suis en pratique en naturopathie et santé globale à Montréal. J’ai donc eu la chance de venir ici souvent, avant que de m’y installer.
Je pense que l’humain est toujours ontologiquement le même avec son histoire personnelle, familiale et sociale qui changera en fonction de son lieu de vie, certes ; mais l’approche du Sujet est toujours à peu près la même, essentiellement basée sur l’écoute. On aborde un patient en restant ouvert, à l’écoute, prêt à apprendre : surtout pas avec des certitudes ! C’est ainsi que j’ai appris beaucoup de l’histoire du Québec… en écoutant mes patients !
• Précisez nous votre conception de la maladie… et par conséquent, du rôle du thérapeute ?
J’ai l’habitude de dire que la maladie est le dernier moyen qu’a trouvé l’Être pour se manifester à la personne…
Face à un patient souffrant, le premier devoir d’un thérapeute est de le soulager dans sa pathologie certes, mais aussi, dans un second temps, de l’accompagner à comprendre ce qui s’exprime à travers sa maladie.
Ainsi, quelque part, la maladie n’aura pas été vaine. Savoir changer quelque chose dans ma façon de vivre ou voir clair dans ma vie : c’est ce que la maladie vient nous dire.
Si par exemple, je traite un ulcère à l’estomac sans parler des facteurs de stress et sans trouver des solutions à ces facteurs… je ne fais que colmater un ulcère… pas trouver la cause ! Et même si on nous dit que le responsable est l’Helicobacter pylori… L’Hélicobacter n’est que le témoin du déséquilibre de la flore digestive qui, lui, a été généré par du stress, le plus souvent en rapport avec la notion de gérer : ses finances, sa vie ou autre chose…
Le rôle du thérapeute consiste donc à soulager son patient et à l’accompagner sur son chemin de guérison : guérison ad integrum, si cela est possible. Guérison des paquets de mémoires et des paquets de chagrin qui ont généré en partie ses troubles : apaisement de son corps, de ses émotions et découverte de cet espace en lui, qui apporte la paix.
Entendons-nous bien : guérison ne veut pas toujours dire retour à une vie « comme avant ». Parfois oui, comme avant, mais en ayant changé des choses dans sa façon de se nourrir, de vivre, de travailler…
Parfois passage vers l’au-delà, mais en PAIX !!! Si nous pouvions apporter cela à tous nos patients en fin de vie, notre rôle de thérapeute serait véritablement rempli…
• Quelle place accordez-vous aux émotions ?
Elles sont inhérentes à l’homme. Elles nous mettent même en mouvement ! Si nous considérons l’étymologie du mot, émotion signifie, au sens propre en latin, « mettre en mouvement ». La Médecine traditionnelle chinoise (MTC) nous enseigne bien les liens entre différentes émotions et les organes trésors, par exemple.
En MTC, on ne se pose pas la question : on sait, en prenant les pouls, si la vésicule biliaire est perturbée qu’il y a de la colère qui circule et ainsi pour tous les organes.
Les ignorer ou les surestimer sera aussi néfaste pour l’individu…
• L’énergie du cœur est pour vous centrale, expliquez nous pourquoi ?
Parce que je crois que c’est à partir de là que l’on guérit en profondeur, véritablement…
Le cœur est le lieu de tous les possibles : quand il y a une ouverture à ce niveau-là, un apaisement à ce niveau-là, il y a aussi ouverture d’un espace intérieur illimité : l’accès à « plus grand que nous, en nous ». Un espace de guérison qui ne dépend de rien d’autre que de cette paix intérieure, que je retrouve à l’occasion d’un cheminement que la maladie m’a amené à faire… Cela n’a rien à voir avec une appartenance à un courant religieux ou autre… mais bien un espace guérissant, ce que la médecine chinoise appelle le cœur empereur : « le pâle reflet de l’énergie céleste en nous.»
Le cœur se met à battre à 21 jours de vie in utero… bien avant que l’ébauche du système nerveux soit complète… Qu’est ce qui allume le cœur ?… La question reste entière.
Il est intéressant de noter, que les recherches récentes, tout à fait scientifiques, ont prouvé l’importance de la cohérence dans la gestion du stress, mais aussi comme facteur capable de renforcer le système immunitaire des patients, et donc d’interférer dans le processus de guérison. On s’aperçoit que, lorsqu‘on développe des états de paix intérieures en nous, on améliore notre santé ! La science travaille toujours sur ces états de cohérence de nos systèmes du corps… et c’est très enthousiasmant de constater que l’homme, grâce à son apaisement, sa respiration plus régulière et surtout, par un retournement intérieur, peut grandement améliorer son état, voire se guérir !
J’enseigne la cohérence cardiaque à mes patients et je la pratique également avec bonheur !
• Vous venez de publier, aux éditions Fides, un ouvrage intitulé “La médecine soigne, l’amour guérit”, qu’est-ce qui a motivé ce désir d’écriture ? Et que souhaitez-vous partager avec cet ouvrage ?
Je portais ce livre en moi depuis longtemps sans croire que je l’écrirai, car il retrace juste un témoignage personnel de ma vision de la santé… Ce sont en fait mes patients qui, depuis très longtemps, me demandaient d’écrire… mais je pensais ne rien avoir de si important à dire : tout a déjà été écrit ! Depuis Hildegarde von Binden, moniale du XIIe siècle en Allemagne et ses écrits sur la diététique, la place des émotions, etc., etc. à Annick de Souzenelle…
J’ai tenté l’expérience un peu pour me prouver que j’en étais capable… Et puis, je me suis prise au jeu et surtout, j’ai souhaité faire un pont entre l’approche traditionnelle de la santé et les médecines complémentaires. On a trop longtemps opposé les types de médecine ! Mon livre se veut un témoignage qu’il est possible de faire le lien. Et non seulement, il est possible… mais il est urgent (!) d’aller dans ce sens. Les réactions des lecteurs me le confirment.
• Vous avez d’ores et déjà participé à des émissions de radio, des causeries… quel écho rencontre votre ouvrage ?
Les témoignages reçus jusqu’à maintenant sont très positifs et émouvants pour certains. Les gens attendent ce genre de discours : ce n’est pas en divisant ou en étant sectaire qu’on fera avancer les choses… et le public le sent, le sait. Les retours, ici au Québec, sont très positifs et cela me touche vraiment.
• Vous avez également rédigé des cours pour le CMDQ, quels messages avez-vous souhaité transmettre ou quelle vision avez-vous souhaité susciter, partager… ?
Un message de retour à une vision plus humaniste de la santé, qui a toujours été là, depuis Hippocrate en passant par Philon d’Alexandrie, jusqu’à mes maîtres en médecine classique. Une vision qui existe donc depuis toujours et que l’homme moderne a tendance à perdre. L’homme est un tout, lui-même au milieu de l’univers dépendant de cet univers aussi et non le seul maître à bord !
Que ce soit dans l’approche de la symbolique du corps, celle de mes conférences ou de mon livre, ce qui revient toujours, c’est cette vision d’individu à centrer, à qui redonner un axe… Et cet axe est vertical.
« L’homme du XXIe siècle s’agite et cherche son chemin de retour. Retour ? Vers Où ? Vers Qui ? Et si la réponse était : vers Nous-même ? »
• Quels sont aujourd’hui vos projets et aspirations pour vous-même, pour les futurs thérapeutes, pour tout un chacun ?Je continue à écrire. Je prépare la sortie, pour l’automne prochain, d’un petit livret et cd que j’ai créés, consacrés à l’apprentissage de la méditation, apprentissage pour tout un chacun, y compris les enfants.
Et aussi un autre projet : un volume qui regroupera de façon plus didactique mon approche de la santé. Il s’agit de mettre en livre, de façon la plus complète possible, mon enseignement issus des stages que je donne ici, au Québec, sur les 5 piliers de la santé:
J’ai aussi pour projet de proposer ces stages en France… s’il y a de la demande…
La santé est d’abord une affaire personnelle et savoir retrouver les bases appartient à tout un chacun : cet enseignement-là me passionne.
Ce que je souhaite pour les futurs thérapeutes ?… Qu’ils ne perdent pas la mémoire ! Qu’ils retrouvent la voie du milieu, que les intégrismes intellectuels de tout poil et les querelles d’écoles cessent…
Et que l’on se souvienne de ce qu’un sage du XVIe siècle écrivait déjà, dans son château du Sud-Ouest, « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » Il s’agissait de Montaigne.
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Pour aller plus loin…
• Pour découvrir de manière approfondie Christine, son approche, ses activités, ses ouvrages parus et à paraître… consultez tout simplement son site !
• Lire la présentation de son dernier ouvrage, « La médecine soigne, l’amour guérit », sur le site.
• Pour appréhender le contenu du cours dédié au symbolisme du corps humain.
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mai 25th, 2010
Une voix chaleureuse avec un petit accent méridional, voici René dont on devine immédiatement la curiosité, la gourmandise, l’envie de rendre service et le plaisir de partager ses découvertes… et son parcours ! René nous explique ainsi pourquoi il a souhaité, après une riche et dense expérience professionnelle dans le milieu médical, pleinement vivre son intérêt pour autrui en devenant naturopathe et pousser ses études le plus loin possible, en optant pour un Doctorat avec une thèse consacrée à ce qu’il dénomme « la Diabétosité ».
Un long cheminement personnel
Après des études de commerce, de gestion d’entreprise et de management, René a passé un diplôme de visiteur médical et a exercé ce métier en tant que chargé de relation hospitalière et attaché de recherche clinique à l’hôpital. Pendant plus de 30 ans, il a ainsi pu apprendre beaucoup à l’occasion de formations, et aussi au contact des médecins en cabinet et à l’hôpital, avec lesquels il était en relation quotidienne, notamment dans leurs services.
Ayant pu apprécier à la fois tout ce que pouvait apporter la médecine classique dans sa capacité à soigner la maladie, mais aussi ses limites et combien il pouvait y avoir de manque dans la prise en charge de la santé de l’individu et de l’individu lui-même, notamment en matière de prévention et d’éducation à la santé, sur un plan peut-être moins technique, mais plus humain, René s’est intéressé « tout naturellement » à d’autres formes de médecines complémentaires et plus particulièrement à la Naturopathie. Il est vrai qu’il avoue un tropisme avéré pour tout ce qui est organoleptique, ainsi qu’un rapport étroit avec la nature et un côté humaniste qui ne trompe pas.
Toutes les conditions étant réunies, René a finalement opté pour le CMDQ parce que le programme était en rapport avec l’approche qu’il souhaitait, qu’il offrait la possibilité de passer un doctorat, et parce que la formation était reconnue, notamment au Canada et dans d’autres pays.
Un Doctorat en naturopathie pour aller plus loin
Pour René, dans le contexte français, il est important de crédibiliser au maximum sa démarche, en pouvant attester d’un niveau d’études équivalent à ce que peut proposer la Médecine. En effet, trop de thérapeutes se disent aujourd’hui « naturopathes », alors qu’ils n’en ont que le nom et pas toujours le niveau ou la formation qui sont pourtant les indispensables préalables, lorsqu’on se dit soignant et au service de ceux qui souffrent et viennent chercher une aide différente de celle proposée par la médecine allopathique. Il s’est donc lancé dans l’aventure, avant même d’avoir quitté son ancien emploi, en choisissant d’abord le module de conseiller de la santé. Intéressé et pris au jeu, il a ainsi progressé à son rythme pour finalement se consacrer entièrement à ses études qui exigent un fort investissement (plus de 7 ans le concernant) si l’on souhaite le faire sérieusement.
Ainsi, dès son diplôme de Praticien de la santé en poche, René a commencé à exercer en tant que naturopathe et l’option Doctorat, menée en parallèle de sa pratique professionnelle, lui a permis d’approfondir la relation client-thérapeute et surtout d’explorer un sujet qui lui tenait à cœur. En effet, pour sa thèse, René s’est penché sur ce qu’il appelle la « Diabétosité », soit l’association de l’obésité et du diabète, accompagné le plus souvent d’un syndrome X. Un sujet d’extrême importance aujourd’hui puisque que la lutte contre cette épidémie est l’un des grands défis de ce siècle. Pour l’anecdote, en tant que gourmand, René s’est lui-même confronté à de nombreux régimes, a perdu et repris au cours de sa vie plusieurs centaines de kilos et a souhaité au final comprendre les causes profondes du problème, afin de dépasser l’effet yo-yo et trouver une véritable voie d’équilibre.
« L’éducation est le maître mot de la naturopathie. Un naturopathe n’est pas, à l’instar du médecin, un prescripteur de remèdes, même naturels, mais un accompagnateur vers l’autonomie. »
« Diabétosité » et naturopathie
Pour René, sur la base de son expérience avec les services de diabétologie et d’endocrinologie avec lesquels il a travaillé, les solutions proposées actuellement apparaissent imparfaites et basées sur des conceptions parfois dépassées, alors que l’approche naturopathique est parfaitement en phase avec la prise en charge précoce, indispensable dès le pré-diabète, autrement que par des solutions médicamenteuses. Cette approche donne en effet des résultats plus durables et souvent meilleurs en s’appuyant sur les trois principaux principes naturopathiques fondamentaux : Hygiène et éducation nutritionnelle et alimentaire, Hygiène du Mouvement et exercice physique et prise en charge sur le plan de l’hygiène, que l’on peut appeler neuro-psychique, comme le stress et la nécessité d’une meilleure gestion par la relaxation par exemple. Il est intimement persuadé que c’est notre vie moderne et les environnements spécifiques sur les plans de l’alimentation, du stress et de la sédentarité qui font le lit de la Diabétosité. Les naturopathes disposent de réponses adaptées, peu coûteuses à mettre en œuvre, simplement par une approche qui favorise une meilleure compréhension des tenants et des aboutissants. De l’éducation, en somme.
Cette recherche lui a permis non seulement d’approfondir le sujet, notamment en s’intéressant aux travaux d’une unité de recherche de l’Inserm de Bordeaux (Institut national de la santé et de la recherche médicale), mais aussi de découvrir d’autres niveaux de responsabilité dans cette pathologie, comme les comportements addictifs au sucre et/ou de compensation, ou encore des spirales négatives qui y aboutissent. L’essentiel était dès lors de pouvoir réfléchir à des solutions concrètes à mettre en place, à la fois simples et compréhensibles par tous, et surtout adaptées à chacun, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, afin que l’approche soit réaliste et puisse contrer efficacement le problème.
Aujourd’hui, René souhaite simplement pouvoir mieux aider les gens qui feront appel à lui lors de ses consultations en cabinet, aussi bien dans ce type de problème que dans d’autres, car le travail de recherche induit par la thèse a permis d’alimenter sa réflexion, d’être encore plus ouvert aux autres et soucieux d’aborder chaque cas différemment.
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Pour aller plus loin
• Fortement intéressé par la gemmothérapie (thérapie par les bourgeons) et soucieux de proposer des compléments connus et maîtrisés, René Servant a créé son entreprise et propose de la vente en ligne. Servital résume ce qu’il est et sa philosophie puisqu’il s’agit d’une contraction de Servant, service et vital… Tout un programme !
En savoir plus…
• René Servant est inscrit sur l’annuaire des thérapeutes diplômés du CMDQ
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mai 25th, 2010
Sophie Marion, fraîchement diplômée en tant que praticienne de la santé, option naturopathie, et bientôt en installée en tant que naturopathe, a souhaité nous confier son coup de cœur pour un ouvrage de référence consacré aux bienfaits de l’argile, qu’elle a pu découvrir et apprécier à cause – ou grâce – à la varicelle de sa fille. Petit retour d’expérience et partage enthousiaste d’un incontournable allié de la santé d’une extrême polyvalence !
Tout a commencé avec la varicelle de ma p’tite princesse, elle se grattait de partout. Alors j’ai rapidement fait un tour sur internet pour trouver comment soulager ses démangeaisons. Un site conseillait de passer de l’argile en poudre sur les boutons, l’idée m’a tout de suite plu. J’ai sauté sur mon vélo (nous étions sur l’Ile aux moines) et je suis allée à la pharmacie du bourg acheter de l’argile.
Des résultats immédiats
Dès que j’ai commencé à lui caresser le corps avec l’argile en poudre, elle (ma p’tite princesse, pas la pharmacie !) s’est relaxée et les démangeaisons se sont calmées. C’était comme si je lui appliquais des couches d’amour avec des caresses de tendresses. Et puis, non seulement l’argile calma les démangeaisons, mais elle accéléra également la cicatrisation des éruptions cutanées. Vous comprenez que depuis je suis en amour avec l’argile, ma p’tite princesse aussi ! Et tous les bobos sont soignés à l’argile. Elle a rejoint le Panthéon des soins miraculeux avec l’Arnica Montana et le Rescue Attention. Je ne vous parle que de nos petits bobos, mais la liste des maux que l’argile peut soigner est longue et impressionnante (eczéma, verrues, varices, hypo ou hyperthyroïdie, tumeurs bénignes, contusions, fractures…) ; elle peut-être aussi très utile lors des grossesses !
L’envie d’en savoir davantage
Pour en savoir plus, j’ai cherché un livre de référence car on peut lire de tout sur l’argile, mais qu’est ce qui est vrai ou pas… pas facile de faire le tri ! Après moult recherches, j’ai trouvé le livre qui est devenu pour moi la bible de l’argile : « L’argile qui guérit » de Raymond Dextreit.
Raymond Dextreit, pour en finir avec des problèmes de sante personnelle que la médecine allopathique ne résolvait pas, se lança dans l’étude des médecines naturelles. Il créa la « Méthode Harmoniste « (le végétarisme comme mode de vie), une revue « Vivre en harmonie », écrivit une soixantaine d’ouvrages dont « l’argile qui guérit » publié à 1 million d’exemplaires, et aujourd’hui traduit en 8 langues. Il est considéré comme l’un des pères des médecines douces et son dévouement fut récompensé par le Prix Nobel de la paix au titre des médecines naturelles en 1989. Il eut 14 enfants et mourut à 93 ans !!
Si je devais retenir une phrase de ce livre, ce serait la suivante, car elle ouvre la porte à l’utilisation de l’argile pour tous les maux du corps : « l’argile agit avec discernement, entrave la prolifération des microbes ou bactéries pathogènes, c’est-à-dire tout corps parasitaire, tout en favorisant la reconstitution cellulaire saine. » Ceci confirmant cela, le cours 231 « Éducation à la santé » dit : « Les argiles par voix externes sont de remarquables cicatrisants, antiseptiques, anti-inflammatoires et résolutifs. »
Une vraie complicité quotidienne
Je me retrouve donc avec un cataplasme par ci, par là : j’en ai un sur la main en ce moment même, ma p’tite princesse dort avec deux cataplasmes sur des piqures d’insectes et mon p’tit superman en a encore des traces dans les oreilles car nous avons pris tous les trois un bain a l’argile !
Faire un cataplasme devient un geste d’amour, où l’argile apaise le mal, soigne le corps et l’esprit. À chaque guérison grâce à l’argile, j’ai envie d’envoyer un petit mot à l’auteur, hélas décédé, pour faire partie, j’aussi, de la longue liste des témoignages !! C’est donc un livre que je ne range jamais car il doit toujours être à portée de la main pour vérification : toutes les façons d’utiliser l’argile y sont détaillées. Les explications sont claires, intéressantes et pratiques. C’est le dictionnaire de l’argile pour l’utilisation en famille ou en cabinet de consultation.
Agrémenté d’une liste de tisanes médicinales et de conseils en nutrition basés sur la Méthode Harmoniste, ce livre est ma référence à utiliser sans modération par tous les amoureux de la médecine douce comme moi.
Au sommaire de l’ouvrage
« L’argile qui guérit », Raymond Dextreit, Éditions Vivre en Harmonie, 1997
- Un remède polyvalent (propriétés de l’argile, pouvoirs…)
- L’argile en usage interne (quelle argile employer, usages, contre-indications…)
- L’argile en usage externe (préparation, température, comment chauffer, le cataplasme, la compresse, modalités d’application, soins de la peau, bains…)
- Précisions d’emploi (pour les yeux, le nez, la bouche, cœur, thyroïde, acné, blessures, fractures, hémorragies, hernies, verrues, migraines…)
- Formules de tisanes
- Témoignages
- Les propriétés bénéfiques de l’ail, du thym, du chou, du citron
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Pour en savoir plus
• Découvrir un extrait du livre
• Plus d’informations sur l’auteur, Raymond Dextreit
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avril 24th, 2010
Le Blog ouvre ses colonnes à François Danain, qui partage avec nous les temps forts de ce premier atelier du CMDQ organisé en France. Une journée inédite pour découvrir l’intérêt de la chiropratique en compagnie d’Émmanuelle Portal.
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C’est sous un soleil timide que les étudiants du CMDQ en France se sont retrouvés sur la place du Marché d’Arpajon (Essonne), lieu célèbre qui servit de décor pour le fameux film « Paris brûle-t-il ? », témoignant de la progression des chars du Général Leclerc vers la capitale à la fin de la seconde guerre mondiale. C’est en effet dans une petite rue adjacente que se trouve le Cabinet de Emmanuelle Portal, notre conférencière du jour.
Pendant le café d’accueil, le Dr François Danain, Professeur au CMDQ en charge des ateliers en France, a souligné l’utilité pour un naturopathe de s’entourer de professionnels compétents pour traiter de désordres spécifiques.
Le Chiropracteur
Ensuite, Émmanuelle Portal s’est présentée. Fille d’un chiropracteur leader dans une grande ville de province, elle a eu le « virus » très jeune. Diplômée de l’Ecole française de Chiropractie, elle a pu montrer comment s’ « emboîtent » ses diplômes : en effet, le cursus français est reconnu par une organisation européenne qui est elle-même associée à une Fédération Internationale située aux USA, terre naissante de la discipline. Elle possède donc trois diplômes venant de chacune de ces structures. On aimerait que la Naturopathie ait une structure équivalente ! Mais elle a aussi compléter sa formation par une approche « émotionnelle » des troubles du rachis.
Les théories de base
Le grand public associe Chiropractie et alignement des vertèbres avec « craquements » caractéristiques. Dans son exposé, Émmanuelle Portal démontre que cela peut aller bien au-delà, d’où son chois de compléter cette formation « mécaniste » par une approche émotionnelle passionnante. A l’heure actuelle, les « craquements » ont comme hypothèse la libération d’une bulle de gaz carbonique, sans rapport avec un vrai déplacement de vertèbre : ce qui fait sourire la médecine moderne.
Par contre, tous les muscles, ligaments qui soutiennent le rachis sont le siège d’étirements, et mini luxations qui sont à l’origine de douleurs et d’autres inconvénients somatiques. Le rôle alors du chiropracteur énergéticien est de les identifier et d’en chercher la cause par des bio tests. Le corps va « répondre » et fournir au thérapeute les indications nécessaires. Les ré-ajustements pourront alors se faire : mécaniques parfois, mais souvent plutôt un alignement ligamentaire ou musculaire suffit.
La pratique
L’après-midi, un des étudiants présents a bien voulu servir de « cobaye » et Émmanuelle Portal a fourni une brillante démonstration de la théorie présentée le matin. Par simple palpation du rachis, des pieds, des cervicales et leur entourage, notre conférencière a mis en évidence des tensions que notre étudiant a bien vite su reconnaître. Elle a aussi associé des causes psycho-somatiques, parfois liées au passé sportif dans notre cas du patient. Des pré-occupations actuelles de notre élève ont également été mises à jour.
Ensuite, elle a confirmé certaines de ses hypothèses par des tests kinésiologiques (un bio test comme l’est aussi la radiesthésie). Elle a ainsi pu ré-ajuster et faire travailler les muscles « tendus » et les ligaments « de travers » et, à l’occasion, aligner une vertèbre (sans craquement !) de notre étudiant.
Cette journée aura suscité de nombreux échanges, non seulement sur la Chiropractie, mais aussi la Naturopathie et les thérapeutiques associées en France. L’actualité va fournir aussi un sujet de débat : un rapport parlementaire sur les sectes en France, qui place la naturopathie dans une fâcheuse posture, certains « gourous » se revendiquant de cette formation.
Bref, une journée jugée comme « indispensable » par les étudiants qui complète harmonieusement leurs études à distance et donne vie aux concepts théoriques appris. Rien ne remplace une rencontre « face to face », comme disent les anglo-saxons, avec des professionnels pour se forger d’une façon encore plus précise leur futur rôle de naturopathe.
François Danain
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